Ha, on se lève un matin et on se sent baveux. Ça vous arrive?

Cette semaine j’ai procédé à un exercice amusant : J’ai fait le tour des dossiers de toutes les personnes que j’ai rencontrées le printemps dernier afin de vendre leur maison et qui ont REFUSÉES de faire affaire avec moi. Je vous le jure : 100% de celles-ci sont encore à vendre un an plus tard. C’est ce qui me motive à remplir mon rôle d’éducateur immobilier en vous écrivant aujourd’hui à propos de l’erreur la plus classique.

Notre maison est un de nos biens les plus précieux, c’est souvent le principal outil d’épargne des gens. De plus, de l’après-guerre jusqu’à 2008, nous avons vu les prix de l’immobilier monter constamment. Nous voulons avoir le maximum pour notre propriété et c’est bien normal.

Mais quel est ce maximum et pourquoi plusieurs personnes se plantent quand vient le temps de vendre?

C’est simple : la principale erreur des gens est de choisir leur agent en fonction du prix que celui-ci leur promet. Selon les règlements de l’OACIQ, je n’ai pas le droit de dénigrer un détenteur de permis de courtage et j’applique la règle, mais je dois admettre qu’il est possible que certains agents « surinscrivent » par désespoir ou par le besoin impérieux d’avoir des inscriptions À N’IMPORTE QUEL PRIX. Ou plutôt avec l’espoir que le vendeur comprendra par lui-même que ses attentes sont irréalistes et que le prix doit être révisé à la baisse. Dites vous bien qu’une propriété qui reste longtemps sur le marché devient suspecte et dans le TOP 3 des questions des acheteurs, il y a la fameuse « depuis combien de temps elle est à vendre?».

Déni, entêtement, manque d’informations et parfois même cupidité se marient très bien avec le son mélodieux d’une fausse promesse. C’est ce qui me fait dire que les vendeurs sont souvent leur pire ennemi. J’ai même vu une personne  âgée, souffrant du cancer et sans héritiers, s’entêter dans la sur-inscription. Franchement pathétique! Vous voulez l’heure juste? Alors lisez ma chronique qui parle d’ACM ou donnez moi un p’tit coup de fil.

Les courtiers sont des professionnels de l’immobilier mais ils sont aussi confrontés à faire avec la nature humaine.

Petit potin avant de terminer: j’ai souvent vendu des propriétés plus chère que le prix d’inscription parce que la propriété a été bien inscrite et que j’ai profité d’un contexte de surenchères en étant « en offres multiples ». Mieux vaut refuser des offres que de n’avoir aucune action et mieux vaut choisir un courtier qui vous donne l’heure juste, même si ça fait « un p’tit peu mal ». Cinq ans de taxes, d’assurance, d’entretien, de surplace dans la vie, ça a aussi un coût… car la vie est si courte.

Bonne journée,

Sylvain

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Sylvain LeBrun

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